J'peux pas m'en passer.
Mon écriture c'est ma drogue.
Je cOmmence par une Shot. Pour vous donner un aperçu de mOn travail.
Dites moi ce que vous en pensez.
Bonne lecture et faites tournez ce blOg s'il vOus plait.
Voilà deux ans déjà que je suis seul. Tellement de jolies filles veulent de moi et pourtant je n'arrive pas! Je suis bien convaincu que je n'ai aucune attirance homosexuelle, mais il doit bien avoir quelque chose qui cloche chez moi... Tous les jeunes adolescents de mon âge profitent de leur jeunesse, côtoient de belles demoiselles, s'amusent. Mais comment être sûr qu'elles veulent de moi pour ce que je suis réellement et pas pour mon statu de rockstar? J'ai trop peur. J'aime ma célébrité, mais je crois qu'elle m'a pris toute ma jeunesse. La musique c'est ma vie, mais sans le reste c'est trop dur.
Je regarde une nouvelle fois en bas. Les paroles de "Spring nicht" résonnent dans ma tête, comme dans un cauchemard. Je vois petit à petit un nombre grandissant de personnes au bas de l'immeuble. Des fans avec des pencartes d'encouragement pour que je descende, des grands-mère qui ont l'air choquées, des mamans cachant la vue de leurs jeunes enfants. Je fais si peur que ça avec mon look gothique? Mais sous cet air de rebel, s'ils savaient tout ce qui se cache. Une âme blessée, triste et sensible. Un coeur qui ne cesse de saigner depuis si longtemps. Une plaie ouverte qui ne cicatrisera certainement jamais. Aujourd'hui je me demande bien si je lui en donnerai une nouvelle fois l'occasion. La route au bas de l'immeuble est remplie de personnes de tous âges. J'ai peur de décevoir mes fans si je saute, de faire souffrir ma famille et surtout mon frère. Je l'aime tant lui, je le comprend tellement bien, mais je suis sûr que lui ne peut pas se douter de ce qu'il peut bien se passer dans ma tête. Tout ça est bien trop confus pour réussir à en tirer quelque chose. Mis à part que j'ai très mal au fond de moi. Bien trop mal. Une souffrance insoutenable. Je me remets un des nombreux clip de Evanescence en tête, "Bring me to Life". J'ai toujours adoré ce passage où elle se jette dans le vide, sa longue cheveulure charbon et sa chemise de nuit blanche dans le vent. Je ferme les yeux, je sens l'air frais frôler mon visage. J'enlève gracieusement mon manteau de cuir noir et passe ma main dans mes cheveux. Je redescends du rebord de l'immeuble sur lequel je me trouvais depuis un bon quart d'heure, sors un petit bout de papier de ma poche et un stylo, puis griffone quelques mots à l'intention de tous les ges qui me sont chers, tous mes proches, mon frère, ma mère et mes fans. Ce sont toutes ces personnes qui m'ont fait hésiter à abréger ma souffrance, mais ce soir le choix est fait, la décision est prise, les dés sont lancés: j'en ai assez de cette vie. Je retire mes basket larges, enlève ma mitenne à la main gauche puis remonte sur le rebord glissant. Il avait commencé à pleuvoir. Tout s'était soudain couvert et le brouillard s'est abattu sur la ville, reflétant bien mon état d'esprit. En bas, tout le monde continue de me fixer, des mesures de sécurité avaient été prises par la police qui ne faisait rien de plus. Chaque minute, chaque seconde me rapproche désormais un peu plus de la mort. Les bouts de mes deux pieds sont maintenant dans le vide, frigorifiés par l'air glacé de la nuit. Je tends les bras au-dessus de ma tête, m'étire un maximum, écoutant une dernière fois le bruit des gouttes de pluie s'éclater sur le sol, des voitures, les cris aigües des fans en bas. Je bas des cils puis finis par ouvrir les yeux, guettant la foule. Je reconnais beaucoup de personnes, ma mère, mon beau-père, des ex copines, mes producteurs et surtout ma moitié: Tom. A cette vue, je ressens un énorme coup au coeur, comme un choc. Des larmes perlent aux coins de mes yeux puis déferlent le long de mes joues. Je l'aime lui. J'ai trouvé une personne à qui je tiens vraiment, au plus profond de mon âme. Personne ne pourra nous faire oublier l'amour que nous nous portons l'un à l'autre. Comment ai-je pu la sous-estimer durant cet instant de faiblesse? Je le regarde dans les yeux, malgré la distance qui nous sépare, je fixe ses beaux yeux en amende. Je forme un coeur de mes doigts et hurle "je tiens à toi" tout en continuant de soutenir son regard suppliant. Il balance sa tête de la gauche vers la droite. Plus je le regarde, plus j'ai peur de le décevoir. On m'a toujours appris à savoir être égoïste de temps en temps, mais là, est-ce que c'est vraiment la bonne solution? Est-ce que ça en vaut réellement la peine? Je ne sais pas...je ne sais plus où j'en suis, plus rien. Inconsciemment, je reproduis le clip de Evanescence, malgré moi et mon hésitation. Est-ce que j'ai bien fait? Je commence a regretter mon acte. Comment va réagir Tom? Et les fans? Quoi qu'il en soit, je ressens tout de même une sensation de liberté absolue. Ca, personne ne pourra me le prendre. Personne ne peut plus me dicter ce que je dois faire, encore moins qu'avant. C'est trop tard de toutes façons. J'entends des cris en bas, des gens qui pleurent. Tout s'embrouille dans ma tête, je me pose trop de questions, tout se passe si vite. Je m'écrase sur le sol, tout devient noir. Je n'entends qu'un gros brouhaha autour de moi, des gens qui s'activent, d'autres qui pleurent, qui hurle...Je vois une lumière au loin, tout le reste est noir et froid. Je ne sais pas où je suis. Alors j'attends. Désespérément. J'éprouve toujours cette sensation de liberté, comme si mon corps flottait, même si je n'en suis pas maître. Je suis peut-être juste mon âme, mon coeur, ou mon esprit? Tout cela est bien trop complex.
Point de vue de Tom:
Déjà quatre longs mois qu'il est allongé sur ce lit, dans cette sinistre chambre d'hôpital. Son corps inerte repose devant moi, au milieu de ces draps encore parfaitement faits. Son teint est pâle et ses yeux cernés. Même dans son coma profond, je vois la tristesse trenspercer son visage blanc comme neige. Les médecins disent que son état est stable, mais ils ne savent en aucun cas quand il pourra bien se réveiller. S'il se réveille un jour...Je sais bien qu'il ne faut pas que je dise dise cela, mais j'y pense de plus en plus. Surtout depuis ce soir là. Le soleil venait de se coucher. Je fixais les mains encore parfaites de mon frère, il en prenait toujours soin, lorsque quelqu'un frappa à la porte. C'était un médecin, jeune, les cheveux foncés et les yeux extrêmement clairs. Il s'approcha de moi et entâma presque aussitôt le sujet de l'euthanasie. Il m'a proposer de tuer Bill, mon frère, ma moitié! Cependant, depuis cette soirée, je ne cesse d'y penser. S'il souffre? Si c'est ce qu'il souhaite? Je ne sais plus quoi penser. En général je ressens toujours la même chose que lui, je sais ce qu'il veut, on est pareil, mais là, je suis vraiment perdu. Je m'allonge une fois de plus à ses côtés, avant de tomber dans un sommeil très agité. Je vois Bill, je le sens, il est là, devant moi. Il me dit qu'il ne se réveillera certainement jamais. Ses pages sont écrites, il n'y croit plus. Il ne me dit pas clairement qu'il voudrait que je l'euthanasie, mais me le fait bien entendre. Il a toujours cette expression sur le visage, ce mal-être qui l'habite. Il souffre, je le sens maintenant, l'espace de ce rêve. Avant que cet sorte de contact soit rompu, il me dit quelques mots qui me font vraiment chaud au coeur: "je t'aime". Moi aussi, Bill, de tout mon coeur, de toute mon âme, de tout mon être. Il est la personne en qui j'ai toujours cru, la seule pour qui je donnerai ma vie. Ma moitié.
Au milieu de la nuit, je me retire des draps et me dirige vers toutes ces machines reliées à mon double. Ces choses insupportables qui le maintiennent en vie. Je tire un coup sec dessus, des bruits aigus se dispersent dans toute la pièce. C'est invivable. Je viens de le tuer, comme ça, de la même manière qu'on se serre à boire. Je pousse un cri strident qui résonne de toute part. Je me laisse tomber au sol et évacue tout le mal-être qui m'occupait depuis si longtemps. Je me dirige une dernière fois vers le lit de mon frère. Son expression avait changé, il paraissait calme et reposé. J'ai fait le bon choix, mais je sais que je n'arriverai pas à vivre sans lui. J'ouvre la fenêtre, le ciel était excessivement couvert et il plauvait. Je me jette dans le vide; l'air frais s'engouffre sous mon t-shirt et me donne des frissons. J'écarte les bras de mon corps, je suis parcouru de ce fabuleux sentiment de liberté, comme un oiseau en plein vol. Je comprends enfin Bill. Je ne t'en veux pas. On va se retrouver petit frère. JE T'AIME!
A . V . I . S : 1 . 2 . 3 . 4 . 5 . 6 . 7 . 8 . 9 . 10 .
Merci pour tout.



